Contribution pour l’aide juridique


Depuis le 1er mars 2026, le timbre fiscal fait son grand retour dans le système judiciaire.

 

Après douze années de gratuité quasi-totale de l’accès au juge civil, exceptés les honoraires d’avocat, frais de commissaire de justice ou éventuelle amende civile pour recours abusif, une Contribution pour l’Aide Juridique (CAJ) a été rétablie.

 

Elle est d’un montant de 50 euros.

 

La précédente version du « timbre justice » était moins élevée, puisqu’elle se chiffrait à 35 euros.

 

Le dispositif de la contribution pour l’aide juridique, dans sa mouture 2026, a été instauré par l’article 128 de la loi n°2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026.

 

La contribution pour l’aide juridique est codifiée à l’article 1635 bis Q du Code général des impôts, dont la rédaction est la suivante :

 

« I. - Une contribution pour l’aide juridique de 50 euros est perçue par instance introduite en matière civile et prud’homale devant un tribunal judiciaire ou un conseil des prud’hommes.

 

II. - La contribution pour l’aide juridique est due par la partie qui introduit l’instance.

 

III. - Toutefois, la contribution pour l’aide juridique n’est pas due :

 

1° Par les personnes bénéficiaires de l’aide juridictionnelle ;

 

2° Par l’État ;

 

3° Pour les procédures introduites devant la commission prévue à l’article L. 214-1 du code de l’organisation judiciaire, devant le juge des enfants, devant le juge des libertés et de la détention, devant le magistrat du siège du tribunal judiciaire chargé du contrôle des mesures privatives et restrictives de libertés prévues par le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et le code de la santé publique et devant le juge des tutelles ;

 

4° Pour les procédures de traitement des situations de surendettement des particuliers et les procédures de redressement et de liquidation judiciaires ;

 

5° Pour les procédures mentionnées aux articles 515-9, 515-13 et 515-13-1 du code civil ;

 

6° Pour la procédure mentionnée au II de l’article L. 20 du code électoral ;

 

7° Pour les procédures d’injonction de payer, y compris l’opposition à l’ordonnance portant injonction de payer ;

 

8° Pour les procédures introduites devant le juge aux affaires familiales en application de l’article 373-2-7 du code civil.

 

IV. - La contribution est due lors de l’introduction de l’instance. Elle est acquittée par voie électronique dans les conditions prévues au chapitre II du titre IV de la première partie du livre Ier du présent code.

 

Lorsqu’une même instance donne lieu à plusieurs procédures successives devant la même juridiction, la contribution n’est due qu’au titre de la première des procédures intentées.

 

Aucune irrecevabilité ne peut être prononcée sans invitation préalable du justiciable à régulariser la contribution à l’aide juridique, dans un délai d’un mois à compter de la demande formulée par le greffe.

 

V. - La contribution pour l’aide juridique est affectée dans les conditions prévues à l’article 27-1 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.

 

VI. - Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article. »

 

Conformément au VI de l’article 128 de la loi n°2026-103 du 19 février 2026, ces dispositions, dans leur rédaction résultant du II de l’article 128 de ladite loi, s’appliquent aux instances introduites à une date définie par décret en Conseil d’État, et au plus tard à compter du 1er mars 2026.

 

Cette mesure vise à répondre à des impératifs budgétaires tout en tentant de réguler le flux des contentieux.

 

Les motifs de cette réforme sont ainsi de contribuer au financement de l’aide juridictionnelle, à dissuader d’éventuels recours abusifs et à assurer une solidarité financière entre l’ensemble des justiciables.

 

Il convient de rappeler que le « droit de timbre » de 35 euros avait été instauré de 2011 à 2014 avant d’être supprimé au nom de la gratuité de la justice.

 

Le retour de cette taxe s’explique par trois facteurs :

 

- Le financement de l’aide juridictionnelle.

En effet, le budget alloué à l’indemnisation des avocats intervenant pour les plus démunis explose (plus d’un milliard d’euros).

La taxe de 50 euros est directement fléchée vers l’Union Nationale des Caisses des règlements pécuniaires des Avocats (UNCA) pour financer exclusivement l’aide juridictionnelle.

Le Gouvernement a évalué que la contribution pour l’aide juridique pourrait générer environ 45 millions d’euros de recettes en 2026, puis 55 millions d’euros par an à compter de 2027.

 

- La lutte contre l’encombrement des tribunaux.

En instaurant un coût fixe à l’entrée, le législateur espère limiter les procédures dites dilatoires ou manifestement abusives.

Ce facteur est vivement contesté par le Conseil National des Barreaux (CNB).

 

- L’alignement européen.

La France restait l’un des rares pays européens où l’introduction d’une instance civile était totalement gratuite.

 

Concrètement, la contribution pour l’aide juridique de 50 euros s’applique à toute personne, physique ou morale, qui introduit une instance devant une juridiction civile, commerciale, sociale ou rurale.

 

Les juridictions concernées sont :

 

- Le Tribunal Judiciaire.

 

S’agissant des procédures devant le juge de proximité où l’enjeu financier est parfois limité, le ratio entre l’enjeu et le coût peut dissuader un justiciable de solliciter le remboursement d’un dépôt de garantie de 400 euros, par exemple.

 

- Le conseil de prud’hommes.

 

Il convient de souligner que l’introduction de la contribution pour l’aide juridique devant le conseil de prud’hommes est l’un des points le plus contesté de la réforme entrée en vigueur au 1er mars 2026.

 

Historiquement, le droit du travail repose sur un déséquilibre structurel entre l’employeur et le salarié, que la gratuité de la justice tentait de compenser.

 

Contrairement à d’autres litiges, le demandeur devant le conseil de prud’hommes est très souvent un salarié, soit 90 % des demandeurs environ, qui vient de perdre son emploi ou qui n’a pas perçu son salaire.

 

Devant la cour d’appel, le droit d’un montant 225 euros est maintenu selon les modalités de l’article 1635 bis P du Code général des impôts, dont la rédaction est la suivante :

 

« Il est institué un droit d’un montant de 225 € dû par les parties à l’instance d’appel lorsque la constitution d’avocat est obligatoire devant la cour d’appel. Le droit est acquitté par l’avocat postulant pour le compte de son client par voie électronique. Il n’est pas dû par la partie bénéficiaire de l’aide juridictionnelle.

 

Le produit de ce droit est affecté au fonds d’indemnisation de la profession d’avoués près les cours d’appel.

 

Ce droit est perçu jusqu’au 31 décembre 2026.

 

Les modalités de perception et les justifications de l’acquittement de ce droit sont fixées par décret en Conseil d’Etat. »

 

Pour garantir le respect des principes constitutionnels d’accès à la justice et éviter ainsi la censure juridique européenne, le législateur a prévu une liste d’exonérations plus précise qu’auparavant.

 

Ainsi, les bénéficiaires de l’aide juridictionnelle, que l’aide soit totale ou partielle, sont dispensés de la contribution pour l’aide juridique.

 

En outre, les personnes en situation de surendettement qui exercent un recours devant le Juge des Contentieux de la Protection dans le cadre d’un plan de redressement ou d’une procédure de rétablissement personnel sont exonérées.

 

Par ailleurs, dans les procédures où un mineur agit seul ou est assisté, aucune contribution pour l’aide juridique n’est due.

 

Certaines matières sont jugées trop sensibles pour être soumises à une taxe.

 

Par conséquent, toutes les requêtes devant le juge des tutelles restent gratuites.

 

De même, les demandes d’ordonnance de protection sont dispensées de timbre pour ne pas freiner la mise en sécurité des victimes de violences intrafamiliales.

 

En outre, le contrôle des mesures de soins psychiatriques sans consentement par le Juge des Libertés et de la Détention est exonéré.

 

Enfin, dans certains cas, les contestations devant le Juge de l’Exécution peuvent bénéficier de dispenses spécifiques si elles découlent d’une décision déjà taxée.

 

D’autres cas d’exonération sont prévus.

 

Toutes les exceptions sont énumérées au III de l’article 1635 bis Q du Code général des impôts :

 

- Pour les procédures introduites devant la commission prévue à l’article L. 214-1 du code de l’organisation judiciaire, devant le juge des enfants, le juge des libertés et de la détention, le magistrat du siège du tribunal judiciaire chargé du contrôle des mesures privatives et restrictives de libertés prévues par le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et le code de la santé publique et le juge des tutelles.

 

- Pour les procédures de traitement des situations de surendettement des particuliers et les procédures de redressement et de liquidation judiciaires.

 

- Pour les procédures mentionnées aux articles 515-9, 515-13 et 515-13-1 du code civil.

- Pour la procédure mentionnée au II de l’article L. 20 du code électoral.

 

- Pour les procédures d’injonction de payer, y compris l’opposition à l’ordonnance portant injonction de payer.

 

- Pour les procédures introduites devant le juge aux affaires familiales en application de l’article 373-2-7 du code civil.

 

Quant aux modalités pratiques, la dématérialisation du timbre est désormais la règle.

 

Le paiement doit être justifié au moment de la saisine du tribunal.

 

Le timbre s’achète principalement en ligne sur le site officiel https://timbres.impots.gouv.fr ou chez un buraliste agréé.

 

Sur le site officiel, il suffit de sélectionner « Acheter un timbre électronique » et cliquer sur « Débuter l’achat ».

 

Puis, il convient de sélectionner « Je souhaite acheter un timbre justice » et cliquer sur « Poursuivre ».

 

Deux options se présentent. A ce stade, il faut choisir « Introduire une instance devant un tribunal judiciaire ou un conseil des prud’hommes », puis cliquer sur « Ajouter au panier ».

 

Le paiement sur le site d’achat de timbres électroniques est possible avec les cartes bancaires CB, Visa et Mastercard.

 

En revanche, les paiements par Paypal et par carte American Express ne sont pas acceptés.

 

Le timbre est utilisable pendant 12 mois et remboursable sur le site https://timbres.impots.gouv.fr pendant 18 mois à compter de sa date d’achat, sous réserve qu’il ne soit pas consommé.

 

Par la suite, un justificatif de paiement devra être joint à l’assignation ou à la requête.

 

Lorsque le justiciable est bénéficiaire d’une assurance Protection Juridique, le coût du timbre peut être pris en charge par l’assureur.

 

Attention, l’absence de timbre est une cause d’irrecevabilité de la demande. Selon l’article 122 du Code de procédure civile, l’absence de timbre constitue une fin de non-recevoir.

 

Le juge peut constater d’office que l’action est nulle si la taxe n’est pas acquittée dans les délais.

 

A l’issue de la procédure, le juge peut condamner la partie perdante à rembourser le montant du timbre au titre des dépens, en application des dispositions de l’article 695 du Code de procédure civile.

 

Cela signifie que le demandeur avance la somme de 50 euros, mais que le droit de créance sur cette somme bascule sur le défendeur en cas de succès total du demandeur.

Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées #seeph2025

seeph2025
 

Créée en 1997 par LADAPT, la Semaine pour l'emploi des personnes handicapées est organisée chaque année en novembre. Cet événement, qui connaît un succès grandissant chaque année, a évolué en 2015 en Semaine européenne pour l'emploi des personnes handicapées (SEEPH).

La 29e Semaine européenne pour l'emploi des personnes handicapées se déroulera du lundi 17 au dimanche 23 novembre 2025.

Le temps d'une semaine, l'objectif est de faire se rencontrer entreprises, politiques, associations, société civile et bien entendu demandeurs d'emploi en situation de handicap.

L'association pour l'insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées (LADAPT), l'Association de gestion du fonds pour l'insertion des personnes handicapées (Agefiph) et le Fonds pour l'insertion des personnes handicapées dans la Fonction publique (FIPHFP) proposent de se réunir et de débattre dans toute la France autour d'une thématique :

« Handicaps et emploi : l'égalité pour toutes et tous ! »

 

egalite


Cette thématique est l'occasion de dresser un bilan des avancées de la loi de 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes en situation de handicap, tout en tenant compte des enjeux actuels. La loi du 11 février 2005 a introduit plusieurs mesures clés pour favoriser l'insertion et le maintien dans l'emploi des personnes en situation de handicap, notamment en matière d'accessibilité. Cependant, de nombreux chantiers et évolutions restent à mener pour atteindre l'objectif de l'égalité pour tous dans le domaine de l'emploi. 

En effet, en dépit des progrès réalisés depuis la loi de 2005, le parcours vers et dans l'emploi des personnes en situation de handicap reste un défi important. La SEEPH 2025 offre un espace pour encourager la discussion et l'action collective de tous les acteurs afin d'aller encore plus loin pour relever ce défi.

En 2025, la santé mentale a été déclarée Grande cause nationale, soulignant l'urgence de lever les préjugés et d'améliorer les conditions de travail pour les personnes concernées. Les troubles psychiques, deuxième cause des arrêts maladie en 2023, représentent un enjeu crucial pour les employeurs. Ces troubles, qui alimentent craintes et stigmatisation, se heurtent à de nombreux obstacles, tels que le manque de sensibilisation et de compréhension des collectifs de travail. Par ailleurs, un diagnostic souvent tardif complique l'accompagnement précoce, tandis que les symptômes évolutifs peuvent rendre difficile le maintien dans un emploi stable. Pendant la SEEPH, un intérêt particulier sera donc porté à l'insertion professionnelle des personnes souffrant de troubles psychiques.

La SEEPH est ainsi l'occasion de s'interroger sur les différents dispositifs mis en place pour faciliter l'insertion professionnelle des personnes en situation de handicap. C'est un moment d'échange et de partage où l'on peut s'informer et sensibiliser sur le travail des personnes en situation de handicap. Comme pour les éditions précédentes, LADAPT, l'Agefiph et le FIPHFP sont co-organisateurs et proposeront plusieurs rendez-vous communs autour des thématiques sociales et sociétales liées à l'emploi.

Enfin, la SEEPH, c'est aussi et surtout des actions concrètes pour faciliter le recrutement. Un peu partout en France seront organisés des événements pour favoriser la rencontre entre entreprises et demandeurs d'emploi : HandiMouv'Emploi, forums…

 

 seeph2025organisateurs




 

 

Maître Dominique MULLER est #activateurdeprogrès

 
Le Cabinet d'avocat de Maître Dominique MULLER devient activateur de progrès : #activateurdeprogrès
 
Communication :
Nous menons des actions de sensibilisation et de communication sur l'emploi et le handicap.
 
Maintien dans l'emploi et d'évolution professionnelle :
Nous menons des actions pour permettre le maintien dans l'emploi et l'évolution professionnelle des salariés handicapés.

 

activateurdeprogrès 
 

Etre #activateurdeprogrès, c'est faire partie de la communauté des entreprises qui pensent que les personnes handicapées les font progresser, et font progresser la société tout entière.
 
C'est agir de façon concrète pour associer emploi et handicap, et faire progresser cette idée tous les jours avec des actes petits ou grands. 
 
 

 

Règlement des compétitions de la Fédération Française d'Equitation

 

La Fédération Française d’Equitation a publié le nouveau règlement général des compétitions, ainsi que les règlements propres à chaque discipline équestre.

 

Le nouveau règlement général des compétitions 2026 et les autres règlements dédiés à certaines disciplines équestres s’appliquent à compter du 1er septembre 2025.

 

A ce jour, des disciplines comme le moutain trail, le ride and run, le western, le polo, le para-attelage, entre autres, n’ont pas vu leur règlement actualisé.

 

Le règlement général des compétitions 2026 est consultable via ce lien : Règlement général des compétitions 2026.

 

 

Règlementcompétitions

 

* * *

 

​Avant d’entrer dans le vif du sujet, il convient de signaler une augmentation des tarifs de la licence pratiquant de la Fédération Française d’Equitation.

 

A compter du 1er septembre 2025, le prix des licences évolue comme suit :

- Junior : de 25 euros à 29 euros.

​- Sénior : de 36 euros à 40 euros.

 

* * *

 

S’agissant des changements pour la nouvelle saison de compétition 2026 par rapport à la saison 2025, la lutte contre les atteintes au bien-être des poneys/chevaux est au cœur du nouveau règlement général des compétitions.

 

Pour rappel, toute brutalité, cruauté et mauvais traitement à l’égard des poneys/chevaux sont proscrits et éliminatoires sur décision du président de jury.

 

Le mauvais traitement peut se définir comme le fait d’infliger, intentionnellement ou non, une souffrance ou un inconfort inutile à un poney/cheval.

 

Dans le règlement général, est notamment considéré comme une utilisation excessive des éperons et/ou de la cravache le fait de l’utiliser plus de 5 fois au cours d’un même test ou d’une même épreuve, ou d’effectuer toute action similaire, à l’appréciation du jury.

 

Les membres du jury doivent apprécier la nature de l’utilisation et faire la différence entre une action brutale qui doit être pénalisée, sans comptabiliser les actions, et une utilisation modérée envers le poney/cheval qui peut être admise.

 

Dans tous les cas, un cavalier ne peut pas utiliser sa cravache en levant le bras au-dessus de la ligne de l’épaule.

 

A l’issue du test, l’utilisation des aides artificielles n’est plus autorisée. Le jury peut mettre un avertissement dans ce cas.

 

S’agissant des traces de sang sur le cheval/poney, est considéré comme un mauvais traitement la présence de traces de sang frais sur les lèvres, dans la bouche ou sur les flancs.

 

Une trace de sang issue d’une piqûre d’insecte n’est pas éliminatoire.

 

Pour tous les autres cas de trace de sang, la décision d’éliminer ou non appartient au Président du jury.

 

Pour les règles relatives à la protection sanitaire via les vaccinations, l’absence de vaccination rhinopneumonie entraîne pour conséquence l’interdiction pour l’équidé à concourir.

 

Cette obligation de vaccination est ainsi étendue aux catégories Amateur.

 

A partir du 1er janvier 2026, en cas d’absence ou de défaut de vaccination le contrôle doit être notifié par l’officiel de compétition des deux manières suivantes :

 

- Sur la page « Contrôle de l’identité de l’animal » du livret de l’équidé, uniquement par la mention « absence de vaccination » ou « défaut de vaccination » et la date du contrôle ;

- Sur FFE Compet/FFE Club SIF lors de la saisie des résultats : l’équidé ne peut plus être engagé.

 

L’interdiction est levée suite à la justification d’une vaccination conforme au protocole de primo vaccination auprès de la Fédération Française d’Equitation.

 

Une primo vaccination incorrecte est considérée comme une absence de vaccination.

 

En l’absence de vaccination, l’équidé n’est pas autorisé à concourir et doit quitter le site de concours.

 

En cas de défaut de vaccination, l’équidé est uniquement autorisé à concourir sur le concours au sein duquel le contrôle a été effectué, l’équidé est déclaré en défaut de vaccination.

 

L’équidé sera bloqué pour les futurs engagements.

 

Il pourra être de nouveau engagé seulement après avoir justifié d’une vaccination conforme auprès des services de la Fédération Française d’Equitation.

 

Dans la partie relative aux sanctions, la troisième mise à pied est supprimée.

 

En cas d’amende prononcée par la commission disciplinaire ou liée à une épreuve à laquelle il a participé ou de frais dus à un organisateur pour quelque motif que ce soit (contrôle antidopage positif, défaut de vaccination, non présentation « no-show », entre autres), tout cavalier participant à une compétition de la Fédération Française d’Equitation ou sélectionné en compétition internationale s’engage à payer.

 

La Fédération Française d’Equitation peut cumulativement et jusqu’au complet paiement de l’amende :

 

- Prélever directement les sommes dues sur le compte engageur ;

- Interdire l’équidé de compétition internationale et nationale ;

- Interdire le cavalier de compétition internationale et nationale.

 

En matière de droit à l’image, les dispositions ont été remaniées.

 

Dorénavant, le cavalier et le propriétaire du cheval participant aux compétitions de la Fédération Française d’Equitation ou sélectionnés pour des compétitions internationales autorisent expressément la Fédération Française d’Equitation, ses mandataires, ses partenaires actuels ou à venir, à utiliser l’image du cavalier et du poney/cheval en question à des fins de promotion et d’information des activités de la Fédération Française d’Equitation.

 

Cette autorisation est donnée, sans toutefois s’y limiter, en vue de la reproduction, imprimée, numérique ou vidéo, la représentation et l’exploitation de ces images, par tous modes et procédés connus ou inconnus à ce jour, sur tous supports et en particulier tous documents de promotion autorisés par la Fédération Française d’Equitation y compris sur son site internet, en tous formats dans le monde entier, intégralement ou partiellement, et ce pendant toute la durée pour laquelle ont été acquis les droits des auteurs des photographies, y compris tous renouvellements de ces droits.

 

Un nouveau paragraphe a été ajouté dans le règlement général des compétitions afin de préserver la santé des pratiquants.

 

Ainsi, le constat par un professionnel de santé d’une commotion cérébrale entraîne automatiquement l’arrêt de l’activité équestre en compétition pour le cavalier concerné jusqu’à la fin de la compétition en cours.

 

Toujours en matière de santé et de sécurité, le Président du jury se voit doter d’une nouvelle attribution : celle de veiller à la sécurité des concurrents et des poneys/chevaux.

 

Quant au commissaire au paddock, il a notamment pour mission de veiller à ce que tout élément dangereux soit immédiatement retiré ou remplacé.

 

Une précision est portée sur le règlement général pour la saison 2026.

 

Il s’agit de l’interdiction des téléphones portables au paddock s’ils sont tenus en main par le cavalier à poney/cheval.

 

Poursuivant sur les dispositions relatives à la sécurité, l’accès aux terrains de concours, clos et délimités, et aux terrains d’échauffement est interdit au public, sauf autorisation du jury, et aux chiens.

 

Des mesures relatives à la phase de récupération des équidés sont dorénavant prévues, puisque l’organisateur doit désormais prévoir un espace, dédié ou non, accessible dès la sortie de piste pour permettre la récupération active des poneys/chevaux après l’épreuve.

 

Pour la sécurité des équidés, il est prévu que les boxes loués dans le cadre des compétitions sont fournis propres : soit sans litière, soit avec une litière neuve.

 

L’organisateur précise ces éléments, ainsi que les tarifs, sur le programme du concours.

 

Dans la partie relative à l’engagement, la responsabilité de l’engageur est renforcée.

 

Ainsi, le titulaire du compte engageur peut être tenu pour responsable des faits contraires aux règlements commis par ses licenciés ainsi que par toutes personnes les accompagnant.

 

Pour le déroulement des concours, le tableau d’affichage doit désormais comporter le listing de départ des concurrents.

 

Viennent ensuite les résultats avec l’intégration d’une attestation des performances.

 

Les concurrents préparant une certification professionnelle permettant l’encadrement des activités équestres contre rémunération dans les conditions prévues par l’article L. 212-1 du Code du sport peuvent solliciter une attestation de performance afin d’attester de leurs résultats sportifs.

 

Lorsque les performances sportives permettent d’obtenir une dispense ou une équivalence prévue par le règlement de la certification professionnelle préparée, une attestation de performance est délivrée par le Directeur Technique National.

 

Pour l’établissement de ces attestations, un classement correspond à un classement obtenu avec prix dans les conditions prévues par l’article 5.11 du règlement général des compétitions soit, dans le premier quart des partants pour les disciplines du CSO et de la Voltige et dans le premier tiers pour les autres disciplines.

 

Sur la question de la domiciliation sportive, plusieurs modifications ont été opérés.

 

A titre d’exemple, les cavaliers licenciés auprès d’une association de cavaliers indépendants, l’adresse du domicile du cavalier est prise en compte.

 

Sur l’acceptation des risques en compétition, il est précisé que lorsqu’un concurrent a pris le départ, c’est qu’il a reconnu et accepté les conditions d’organisation du concours, de l’épreuve, de l’état du terrain et qu’il se considère, lui et son poney/cheval, apte à y participer.

 

Côté tenue, le président du jury peut autoriser le cavalier à adapter sa tenue en fonction de la météo.

 

Plus spécifiquement au sujet des aides artificielles, il est indiqué que les éperons de plus de 2 cm sont interdits dans toutes les épreuves Poney et Club Poney et que les éperons de plus de 4 cm sont interdits dans toutes les autres épreuves.

 

L’utilisation de la cravache a été remontée dans la première partie relative à la lutte contre les atteintes au bien-être des poneys/chevaux, comme cela a été abordée en début de cet article.

 

Côté harnachement, tout dispositif reliant les deux étriers et passant sous le ventre du poney/cheval est uniquement autorisé en Horse-Ball.

 

Le rembourrage intérieur de la muserolle doit être continu, sans interruption au niveau de l’os nasal.

 

Les mors ne doivent pas être modifiés.

 

Par ailleurs, la notion de propriétaire d’un poney/cheval est précisée en cas de copropriété.

 

A compter du 1er septembre 2025, le blocage aux engagements d’un poney/cheval peut être effectué sur la demande du ou des propriétaires titulaires d’au moins les deux tiers des droits, au lieu que la demande de blocage aux engagements émane seulement d’un seul des copropriétaires.

 

Enfin, les dispositions de la Fédération Française d’Equitation pour la compétition internationale sont complétées comme suit :

 

En cas de forfait, le cavalier doit l’enregistrer via son compte engageur et immédiatement informer l’organisateur.

 

Toute situation susceptible de constituer un conflit d’intérêt lors de la sélection d’un couple, doit être communiquée à la Fédération Française d’Equitation et à la Direction Technique Nationale, afin que des mesures spécifiques soient prises pour garantir l’intégrité du processus de sélection.

 

Lorsqu’un cavalier sénior est qualifié pour un championnat de France, il ne peut pas être sélectionné pour une compétition internationale aux mêmes dates.

 

A cette fin, la validation du calendrier dépend maintenant du paramètre suivant :

 

Un concours international ne peut être programmé pendant un championnat de France de la même discipline, division et catégorie d’âge, à l’exception des concours supports de ces deux labels, championnat de France et international.

 

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Pour les dispositions spécifiques au Concours de Saut d’Obstacle, le système de points est élargi.

 

Non seulement les cavaliers classés dans le premier quart gagnent des points, mais également tous ceux qui se classent dans le troisième quart de l’épreuve. Cela permet de récompenser un plus grand nombre de participants, favorisant la participation et la motivation.

 

A l’échauffement, une barre de réglage peut être placée devant un obstacle vertical, mais sa position est strictement encadrée : la hauteur maximale est de 1,30 mètres et la distance minimale est de 2,50 mètres devant l’obstacle.

 

​Son utilisation est possible également en réception derrière l’obstacle : à 2,50 mètres pour un saut au trot et à 3 mètres au minimum pour un saut au galop.

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Pour les dispositions spécifiques au Dressage, un double système de classement est mis en place.

 

​Un Championnat Cycle Classique est réservé aux chevaux affiliés à la SHF.

 

​Un Critérium est ouvert à tous les chevaux, y compris ceux qui ne sont pas affiliés à la SHF.

 

Le classement se base uniquement sur la performance sportive.

 

​Ce double classement vise à encourager la participation de chevaux non-SHF tout en maintenant un Championnat élite pour l’élevage français.

 

​Concernant les règles sur l’embouchure, la taille minimale des mors pour les chevaux de 4 ans est désormais fixée à 14 mm et à 12 mm pour les poneys, et ce, dans une démarche de bien-être animal.

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Pour les dispositions spécifiques au Concours Complet d’Equitation, la sécurité du cheval et du cavalier est renforcée.

 

Ainsi, les fiches de sécurité à déclenchement automatique sont désormais obligatoires sur les obstacles larges.

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Pour les dispositions spécifiques au Horse-Ball, la déclaration de la composition des équipes est désormais obligatoire à l’issue de chaque visite vétérinaire.

 

Si une équipe identifiée comme « Féminine » s’engage dans une épreuve Amateur Élite, elle perd son statut et son identité « Féminine » pour cette compétition.

 

Une amende équivalente au montant de l’engagement est désormais appliquée pour tout forfait d’une équipe, sauf en cas de force majeure justifié par un certificat médical ou vétérinaire.

 

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Pour les dispositions spécifiques à l’Equitation de Travail et de Tradition, la liste des mors Camargue autorisés dans les épreuves Club et Amateur est précisée, notamment en définissant leurs caractéristiques techniques.